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///Édito

Il n’y aura pas d’après s’il n’y a pas d’avant /// 07 2008

Les nouvelles technologies ont créé, dit-on, une accélération du temps. Voire qu’elles le compressent, l’écrasent, le distordent.

Pourtant, à ZINC, ce que l’on revendique c’est d’avoir du temps. Du temps pour la création, pour l’expérimentation, pour la rencontre. Du temps pour se poser les bonnes questions et du temps pour trouver les bonnes réponses.

Or, lorsqu’on produit des œuvres et des projets, « avoir le temps » semble relever de la pure utopie. Le temps, c’est de l’argent. Et de l’argent pour créer, expérimenter, chercher, il n’y en a pas, ou plus, en tout cas c’est pas au programme dans les années à venir, dit on.

On nous parle d’excellence, de rayonnement, il faut que le public soit présent, content, nombreux, mais le financement des temps de la création… La création contemporaine doit se développer en génération spontanée. Émerger sans incuber.

De même, les espaces pour créer, expérimenter, chercher, croiser les pratiques sont loin d’être pléthores, notamment en région PACA, alors que les expériences se multiplient. Des chercheurs et des scientifiques collaborent avec des artistes, l’industrie se penche sérieusement sur cet aspect recherche et développement, et le monde de l’éducation sait que la parole artistique est importante sur les mutations sociales liées à l’usage des NTIC. En fait en matière artistique c’est comme en physique ; le temps et l’espace c’est la même chose. Espérons que, sans aller jusqu’à l’infini, on ne sombre pas dans le néant.

Céline Berthoumieux et l’équipe de ZINC/ECM

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