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///Édito

Marseille Ô Marseille /// 10 2009

Jusqu’au 03 octobre, se tient à Strasbourg l’excellent festival Ososphère.

La nouveauté c’est que cette année, les installations sont présentées pendant une semaine, au delà des deux nuits électroniques de l’Ososphère dans le quartier de la Laiterie.

Ososphère c’est probablement la plus belle des vitrines pour les « arts numériques » en France. Depuis dix ans l’équipe de Quatre 4.0 au sein du projet Artefact élabore, au sein de leur territoire, avec leurs partenaires, les artistes, les habitants, les visiteurs, une cartographie subtile de la création contemporaine liée à l’émergence des nouvelles technologies.

S’immerger dans la programmation d’Ososphère c’est faire un voyage sensible et poétique entre exigence esthétique et questionnement sur les relations que l’on peut entretenir aujourd’hui à l’art. Assister à Ososphère c’est voir des centaines de personnes partout dans la ville, rencontrer les œuvres dans une relation à la fois respectueuse, décomplexée, patiente et curieuse.

Vu de Marseille, bien évidemment, cela laisse rêveur. Et interrogatif. À quel moment les marseillais sont ils confrontés à de la création émergente, contemporaine de manière simple, directe ? Quels moments forts et rendez vous réguliers pour découvrir, partager, se questionner, rêver, faire la fête autour de ces formes nouvelles ?

L’horizon 2013 offre une éclaircie, une échéance ? On se met à espérer une cité déployant ses atours, d’art dans la rue, de musique partout, de spectacles dans les lieux les plus improbables… Une ville du sud qui à l’instar de ses sœurs du nord saura investir tout son espace public avec générosité et folie.

En attendant, rendez vous à Strasbourg en 2010.

Céline Berthoumieux et l’équipe de ZINC

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